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LETTRE AUX MEMBRES DE L'ASSOCIATIONDU GRAND SAUVOY
Maxéville, le 19 octobre 2005
Chers Adhérents, Il n'est pas courant que nous nous adressions à vous en cours d'année. Nous communiquons habituellement avec vous lors des Assemblées Générales ou par notre journal "LE SAUVOYARD". Si nous le faisons aujourd'hui, c'est que nous avons absolument besoin de votre appui personnel dans nos démarches auprès du gouvernement et de nos élus locaux, dans le but de sauver nos sept chantiers d'insertion qui représentent 110 postes d'insertion encadrés par 15 moniteurs et accompagnateurs socioprofessionnels. Je vous rappelle ces chantiers : Maraîchage, Espaces verts, Milleries à Messein, Colline de Sion sur le sud-ouest 54. Mobilité, Bâtiment et L'amidonné sur la CUGN. Les derniers contrats CES vont se terminer dans les prochaines semaines et les nouveaux contrats aidés de la loi de Cohésion Sociale, censés les remplacer, verront leur coût résiduel à la charge du Grand Sauvoy, passer de 20 à 60 euro par mois dans l'hypothèse la plus favorable ou de 20 à 240 euro par mois dans le cas le plus pessimiste. Pour nos 7 chantiers, cela représente un surcoût global annuel de 88 000 euro dans le cas de rémunération au SMIC. Dans le cas de rémunération au tarif de notre convention collective qui est supérieur au SMIC, le surcoût annuel s'élève à 220 000 euro. Cette situation la plus défavorable nous contraindrait à fermer nos chantiers d'insertion, à licencier nos 15 salariés permanents et par conséquent casser un outil de travail efficace depuis plusieurs années. Nous vous demandons de prendre connaissance de la lettre ci-jointe. Si vous êtes d'accord avec notre argumentation mûrement réfléchie, vous voudrez bien la signer en y ajoutant en bas à gauche votre nom et adresse, et l'adresser à votre Député et à votre Conseiller général. Nous savons que nous pouvons compter sur votre compréhension et votre mobilisation pour défendre LE GRAND SAUVOY (créé en 1920) dans ses actions au bénéfice des personnes les plus éloignées de l'emploi. Votre Conseil d'Administration, son bureau et votre Président vous remercient de votre concours et vous tiendront informé des suites qui seront données à nos démarches. Recevez nos très sincères salutations,
Lettre aux élus (que vous pouvez imprimer) (Même si vous n'êtes pas encore membre de notre association, et que vous souhaitez nous soutenir, n'hésitez pas à imprimer le courrier ci-dessous et adressez le à votre député et/ou votre conseiller général. Par avance Merci)
Madame, Monsieur, J'adhère à l'association du Grand Sauvoy, qui salarie chaque année plus de 500 personnes pour les accompagner vers l'insertion professionnelle. Je veux par ce courrier vous exprimer mes très vives inquiétudes. Depuis de longues années, le Grand Sauvoy a toujours fait évoluer ses dispositifs, ses méthodes pédagogiques pour s'adapter aux besoins d'un public toujours plus nombreux et demandeur d'un accompagnement de qualité. Il s'est adapté, soumis aux évolutions, aux hésitations et reculs, quelquefois incompréhensibles ou contradictoires des politiques publiques. Les dispositions de la loi de programmation pour la cohésion sociale auront des conséquences désastreuses sur notre association ; elles mettent en danger son existence. En cette rentrée 2005, le Grand Sauvoy craint de ne plus être en capacité d'assumer son rôle d'aide et d'accompagnement de nos concitoyens en difficultés sociales et professionnelles sur deux points notamment : 1) La formation : l'action d'accompagnement des publics vers l'insertion nécessite toujours le recours à des actions de formation spécifiques et très individualisées. La loi de cohésion sociale impose l'obligation de formation pour les nouveaux contrats, pour autant elle n'en assure ni le financement, ni la logistique. La responsabilité de cette formation reposera sur l'employeur que nous sommes, sans nous en donner les moyens. Or, la formation mise en œuvre jusqu'alors par les opérateurs d'insertion, a fait ses preuves, tant par sa qualité que par son organisation ; elle est un élément essentiel dans les parcours vers l'insertion de nos publics. Cette formation a un coût qui doit être pris en compte dans l'architecture des contrats aidés, la supprimer vide de sens l'esprit de la loi de Cohésion Sociale. 2) Le surcoût des contrats aidés : La mise en œuvre des nouveaux contrats aidés entraîne des surcoûts insupportables pour nos chantiers d'insertion et va se traduire rapidement par des arrêts de l'activité. Pour le Grand Sauvoy qui gère 7 chantiers d'insertion et adhère aux accords collectifs SOP, le surcoût s'élèverait à 230 000 € en année pleine. Ces conditions ont pour effet qu'à échéance très rapide, dès les mois d'octobre et novembre 2005, notre association sera dans l'incapacité de remplacer les salariés actuels en C.E.S. par des contrats d'avenir et d'accompagnement dans l'emploi. De ce fait, elle sera contrainte de fermer ses chantiers d'insertion et donc de continuer à démanteler un outil essentiel de la Cohésion Sociale. Cela se traduirait concrètement pour le Grand Sauvoy par la disparition de 110 postes d'insertion et le licenciement de 15 emplois d'accompagnants techniques et socioprofessionnels. Au vu de ces constats, je vous demande d'user de votre pouvoir pour faire modifier très rapidement les dispositions légales et réglementaires du plan de cohésion sociale, qui sont préjudiciables à l'insertion des personnes et à la paix sociale. Le Grand Sauvoy reste à votre disposition pour vous apporter les compléments d'informations que vous souhaitez utiles au suivi du dossier. Recevez, Madame, Monsieur, l'expression de ma haute considération.
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